Trop d'abus envers les aînés, dit la police de Sherbrooke

Créer le mardi, 02 août 2016

Le cas de cette grand-mère de Sherbrooke vraisemblablement victime de son petit-fils ramène à l'avant-plan la question de la maltraitance des aînés.

Depuis cinq ans, le Service de police de Sherbrooke (SPS) mène la campagne du ruban mauve pour sensibiliser les gens à ce fléau.

Lundi, Youri Blais Skorvaga, 25 ans, a comparu au palais de justice de Sherbrooke pour répondre à sept chefs d'accusation, notamment de vols, de voies de fait et de harcèlement criminel envers sa grand-mère. Selon les premières informations, le suspect lui aurait volé plus de 70 000 $.

Les cas de maltraitance sont toujours délicat à dénoncer pour les aînés, explique le SPS.

« C'est souvent problématique pour les personnes âgées, seules ou vulnérables. Elles sont prises dans une spirale. Souvent, elles ont peur, ont honte, craignent des représailles, décident de pardonner. C'est mélangé dans leur tête », rappelle le porte-parole, Martin Carrier.

L'étape 1 est de dénoncer. Il ne faut pas laisser de lest aux individus agresseurs. Il faut arrêter ça dès le départ.

Il ne s'agit malheureusement pas d'un cas unique et que les policiers doivent gérer régulièrement des cas similaires. 

« Il y a souvent des cas comme ça. Peut-être pas aussi important au niveau financier que celui qui nous occupe, mais souvent des petits cas quotidiens, des signes de harcèlement, de menaces. Les personnes âgées se font dire qu'on va les placer, qu'on n'ira plus les voir, qu'on ne leur parlera plus. Nos policiers de la sécurité des milieux sont confrontés régulièrement à ce genre de situation. »

Toutes les classes sociales touchées

Selon Martin Carrier, ces situations touchent tous les types de classes sociales. « Il n'y a pas vraiment de distinction. C'est souvent, par contre, la personne seule. Les personnes âgées sont souvent seules et les agresseurs profitent du fait qu'elles soient isolées pour mettre la main sur de l'argent, des biens ou pour faire signer des documents de toutes sortes. »

La plupart du temps, les policiers découvrent que des personnes âgées sont victimes d'intimidation grâce au programme PAIR.

« C'est un programme d'appel informatisé et lorsque les gens âgés ne répondent pas, les policiers se rendent sur place. Autour d'une discussion informelle, les personnes s'ouvrent des fois à nous. »

B Ligne Abus
B Maltraitance
B Info Sante
B Avant Craquer
B Programme Ainees
B Protecteur Citoyen
B Portail
B Urgence