Prévention ITSS

Ce qu’il faut savoir

• Les jeunes de 15 à 24 ans sont particulièrement touchés par l’infection à Chlamydia trachomatis, l’infection gonococcique et les infections par les VPH :

- le taux d’incidence de l’infection à Chlamydia trachomatis étant douze fois plus élevé que ceux que l’on observe dans l’ensemble des autres groupes d’âge ;1
- les VPH se transmettant surtout dans les premières années de l’activité sexuelle.

• Chez les jeunes Québécois ayant entre 15 et 17 ans, 1,3 % des filles et 0,4 % des garçons ont reçu au moins une fois un diagnostic d’ITSS au cours de leur vie.2

La prévention

Avant d’être actif sexuellement

• Idéalement, la vaccination contre les VPH et l’hépatite B doit être offerte avant le début des activités sexuelles.

Jeunes actifs sexuellement

• L’adolescence constitue une période de changements et d’instabilité émotionnelle. Le désir d’explorer et le sentiment de toute-puissance peuvent contribuer à la prise de risque.

• L’éducation à la sexualité demeure la stratégie la plus efficace en prévention pour contrer les ITSS. Des démarches seront en cours dès l’automne 2018 pour implanter les apprentissages en matière d’éducation à la sexualité dans l’ensemble des écoles primaires et secondaires du Québec.

• L’accessibilité aux condoms est également une partie de la stratégie globale de prévention des ITSS dans la région. Des distributrices à condoms sont installées depuis plus de 15 ans dans les diverses polyvalentes et campus de la Gaspésie et des Îles. Ces distributrices permettent d’offrir des condoms à petit prix (50 sous/condom) dans les salles de bains des hommes et des femmes. Des condoms gratuits sont également disponibles auprès des infirmières scolaires qui font du dépistage dans les milieux scolaires. Un projet de distributrices libre-service au campus du Cégep de Gaspé et de Carleton-sur-Mer est présentement en cours.

Les jeunes adultes

• Chez les jeunes adultes sexuellement actifs, la perception du risque de contracter une ITS est faible.3

• Les jeunes hommes ont moins recours au dépistage que les jeunes femmes.4

•Certains jeunes ont des relations de courte durée qui se succèdent (monogamie sériée) et des relations concomitantes5 qui font augmenter leur risque de contracter une ITSS.

Les cliniques jeunesse et dépistage ITSS

 

• Les services intégrés de type cliniques jeunesse représentent toujours une importante porte d’accès aux services de santé, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’établissement scolaire.6 Ils existent à peu près partout au Québec. Voir la page sur les cliniques jeunesses 

• Le dépistage ITSS est accessible :  Pour trouver un site de dépistage ITSS, suivre ce lien 

• Pour plus d’information : Site du ministère sur les infections transmissibles sexuellement et par le sang (itss.gouv.qc.ca)

 

_____________________________________

N.B. Les notes 1 à 5 réfèrent à la note 6.

 [6] Joindre, dépister et détecter, traiter, intégrer la prévention des ITSS dans les plans d’action régionaux de santé publique, PNSP 2015-2025, MSSS, p. 22